Le nantissement
Le contrat peut être donné en garantie à la banque qui prête, par avenant au contrat ou par un acte séparé. Il n'est pas vendu pour autant.
Code des assurances, art. L. 132-10Votre assurance-vie ou votre contrat de capitalisation peut servir de garantie à un prêt. Le prêt est accordé par une banque, qui en fixe seule les conditions. Nous montons le dossier avec la banque dépositaire de votre contrat et nous vous accompagnons jusqu'au bout.
Quatre règles, du côté du contrat d'assurance. Chacune est citée avec son texte.
Le contrat peut être donné en garantie à la banque qui prête, par avenant au contrat ou par un acte séparé. Il n'est pas vendu pour autant.
Code des assurances, art. L. 132-10S'il a accepté le contrat avant le nantissement, son accord est nécessaire. S'il accepte après, son acceptation ne s'oppose pas à la banque.
Code des assurances, art. L. 132-10Sauf clause contraire, la banque peut provoquer le rachat du contrat, même si le bénéficiaire a accepté. Ce rachat est imposé comme tout rachat.
Code des assurances, art. L. 132-10CGI, art. 125-0 AVotre assureur peut, s'il le prévoit, vous consentir une avance, dans la limite de la valeur de rachat. C'est un prêt ; l'administration peut le requalifier si l'avance sert à disposer de l'épargne pour de bon, sans impôt.
Code des assurances, art. L. 132-21BOI-RPPM-RCM-20-10-20-50-20220630Si le contrat appartient à votre société. À l'impôt sur les sociétés, le contrat reste imposé chaque année selon son régime propre, qu'il soit donné en garantie ou non. En cas de rachat, l'écart avec les produits déjà imposés est régularisé. CGI, art. 238 septies E BOI-BIC-PDSTK-10-20-60-20-20141020 La trésorerie de votre société
Le nantissement se fait par avenant au contrat, ou par un acte séparé. Dans ce second cas, le code civil fixe deux règles de forme. Code des assurances, art. L. 132-10
L'acte est écrit, à peine de nullité. Il désigne le prêt garanti et le contrat donné en garantie.
Code civil, art. 2356Pour lui être opposable, le nantissement est notifié à l'assureur, ou celui-ci intervient à l'acte. Sinon, seul le titulaire du contrat peut en recevoir le paiement.
Code civil, art. 2362Le contrat n'est pas vendu : il reste investi et suivi. Un bénéficiaire qui accepte le contrat après le nantissement ne peut pas l'opposer à la banque.
Code des assurances, art. L. 132-10Avance de l'assureur et prêt garanti par un contrat nanti : Code des assurances, art. L. 132-21 BOI-RPPM-RCM-20-10-20-50-20220630 Code des assurances, art. L. 132-10
Un contrat d'assurance-vie de 500 000 € : 200 000 € sur le fonds en euros, 300 000 € en unités de compte. Un besoin de 150 000 €. Les montants sont des hypothèses ; le coût du prêt, que fixe la banque, n'est pas pris en compte ici.
| Rachat partiel | Contrat donné en garantie | |
|---|---|---|
| L'argent | Rachat partiel : 150 000 € retirés du contrat | Contrat en garantie : 150 000 € prêtés par la banque, si elle accepte |
| Le contrat après | Rachat partiel : 350 000 € restent investis | Contrat en garantie : 500 000 € restent investis |
| L'impôt | Rachat partiel : Les produits compris dans le rachat sont imposés au moment du rachat | Contrat en garantie : Pas de rachat, donc pas d'impôt de rachat à la mise en place |
| Si les unités de compte baissent de 20 % | Rachat partiel : Le contrat perd 60 000 € sur ses unités de compte | Contrat en garantie : La valeur donnée en garantie passe de 500 000 € à 440 000 € : ce que la banque en déduit dépend de l'acte de prêt |
Le choix dépend aussi du coût du prêt, que seule la banque fixe, et de ce que le contrat peut rapporter : nous le regardons avec vous, chiffres de la banque en main. Imposition des produits lors d'un rachat : CGI, art. 125-0 A
Garder le contrat ou en racheter une partie : la réponse dépend du besoin, du contrat et de ce que coûte le prêt. Nous la regardons avec vous.
Emprunter en gardant son contrat n'est pas un rachat ; le traitement fiscal de votre situation se vérifie au cas par cas. Sur la part en euros d'un contrat détenu par une personne physique, la CSG est prélevée à l'inscription des produits, prêt ou pas. Code de la sécurité sociale, art. L. 136-7
Alaris est courtier en assurances. Nous montons le dossier avec la banque dépositaire de votre contrat et nous vous accompagnons ; la banque décide du prêt et en fixe les conditions. Ce travail ne donne lieu à aucun honoraire de notre part. Alaris n'est pas rémunéré par la banque pour cette mise en relation et n'est pas immatriculé comme intermédiaire en opérations de banque (IOBSP) ; c'est la banque qui accorde et gère le prêt.
Un prêt consenti à titre onéreux est une opération de crédit, donc une opération de banque : Code monétaire et financier, art. L. 311-1 Code monétaire et financier, art. L. 313-1
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Les réponses courtes ; le détail est plus haut dans la page, chaque règle avec son texte.
Un prêt accordé par une banque, garanti par votre contrat d'assurance-vie ou de capitalisation, donné en nantissement par avenant ou par acte séparé. Le contrat n'est pas vendu : il reste investi, et vous disposez de liquidités sans rachat.
Un rachat réduit l'épargne et ses gains sont imposés au moment du retrait ; un prêt garanti laisse le contrat en place, avec son antériorité fiscale et sa clause bénéficiaire. Il se justifie quand le besoin est ponctuel et que le contrat a été construit pour durer ; il ne se justifie pas si le coût du prêt dépasse ce que le contrat peut rapporter.
Sauf clause contraire, la banque peut provoquer le rachat du contrat, même si un bénéficiaire a accepté. Ce rachat est imposé comme tout rachat.
Oui, si le bénéficiaire a accepté le contrat avant le nantissement. S'il l'accepte après, son acceptation ne s'oppose pas à la banque.
Oui. Il n'est pas vendu : il reste investi, avec ses supports et sa clause bénéficiaire. Si ses unités de compte baissent, la valeur donnée en garantie baisse avec elles.
L'avance est consentie par l'assureur, s'il la prévoit, dans la limite de la valeur de rachat ; c'est un prêt, que l'administration peut requalifier s'il sert à disposer de l'épargne sans impôt. Le prêt bancaire est accordé et géré par la banque, qui en fixe seule les conditions. Nous comparons les deux sur votre contrat.
Non. Alaris n'est pas rémunéré par la banque pour cette mise en relation et n'est pas immatriculé comme intermédiaire en opérations de banque (IOBSP) ; c'est la banque qui accorde et gère le prêt.
Alaris est courtier en assurances : nous expliquons le mécanisme, nous préparons le contrat (valeur de rachat, bénéficiaires acceptants, avenant de nantissement) et nous montons le dossier avec la banque dépositaire de votre contrat. La banque seule accorde le prêt et en fixe les conditions.
Textes lus le 29 septembre 2026, versions en vigueur. Alaris est courtier en assurances : le prêt, ses conditions et sa décision appartiennent à la banque. Cette page est une information à caractère général : le conseil se donne en rendez-vous, sur votre situation.