L'acompte retenu par l'assureur
Un assureur établi en France retient 12,8 %, ou 7,5 % après huit ans. Votre déclaration de revenus corrige ensuite cet acompte.
CGI, art. 125-0 APour vos retraits et leurs impôts, il suit les règles de l'assurance-vie. La différence se voit quand vous transmettez, et quand votre société place sa trésorerie : il se donne, il continue après vous, et une société peut le détenir.

Par Benjamin Pinguet et Vianney Grégoire, courtiers en assurances à LyonParent de 65 ans, aucune donation depuis quinze ans. Nue-propriété retenue pour 60 % de la valeur ; 100 000 € d'abattement par enfant ; barème en ligne directe.
Chaque réponse tient en un chiffre. Touchez une question pour la retourner ; le lien mène à la partie qui la détaille.
L'assureur s'engage sur votre épargne sans lien avec la durée d'une vie humaine. Aucun capital n'est donc dû à votre décès : le contrat reste un bien de votre patrimoine, et c'est ce qui le rend transmissible.
Code des assurances, art. L. 310-1 CGI, art. 750 ter Code des assurances, art. L. 132-12
| Question | Assurance-vie | Contrat de capitalisation |
|---|---|---|
| À votre décès | Le contrat prend fin. Le capital va aux bénéficiaires désignés, hors succession. | Le contrat continue. Il fait partie de votre succession et garde sa date. |
| Impôt à votre décès | Régime propre : 152 500 € par bénéficiaire pour les primes versées avant 70 ans. | Droits de succession, après les abattements habituels, comme 100 000 € par enfant. |
| Versements après 70 ans | Une autre règle au décès : 30 500 € d'abattement pour tous, puis droits de succession sur les primes. | Aucune règle particulière : le contrat ne verse rien au décès. |
| Donner de votre vivant | Vous retirez une somme, puis vous la donnez. | Vous donnez le contrat lui-même, en entier ou en nue-propriété. |
| Retraits et impôt sur les gains | 12,8 %, ou 7,5 % après huit ans, et un abattement annuel. | Les mêmes taux et le même abattement, par les mêmes articles du code. |
Code des assurances, art. L. 310-1 Code des assurances, art. L. 132-12 CGI, art. 990 I CGI, art. 757 B CGI, art. 779 CGI, art. 125-0 A
Choisissez le cas, puis la date d'ouverture de votre contrat. De votre vivant, vos retraits suivent les règles de l'assurance-vie, dates comprises. À votre décès, tout change : le contrat ne s'arrête pas, il se transmet.
Calcul indicatif pour un seul contrat. Les prélèvements sociaux sont dus dans tous les cas ; le calcul les prend au taux de 2026. Sur le fonds en euros, ils sont déjà prélevés chaque année, à l'inscription des intérêts. CGI, art. 125-0 A CGI, art. 200 A BOFiP, BOI-RPPM-RCM-20-10-20-50, § 80 Code de la sécurité sociale, art. L. 136-7
La même somme en assurance-vie, versée avant vos 70 ans : 29 500 € par enfant (article 990 I), et l'abattement de 100 000 € resterait entier pour vos autres biens.
Droits calculés sur la valeur du contrat que vous indiquez, pour un contrat qui serait votre seul bien, sans donation dans les quinze dernières années : dans une succession réelle, le barème s'applique à la part de chacun, tous biens réunis, et la valeur à déclarer se fixe avec votre notaire. Le conjoint et le partenaire de PACS ne paient rien. CGI, art. 750 ter CGI, art. 777 CGI, art. 779 CGI, art. 796-0 bis CGI, art. 125-0 A BOFiP, BOI-RPPM-RCM-20-10-20-50, § 225
Un assureur établi en France retient 12,8 %, ou 7,5 % après huit ans. Votre déclaration de revenus corrige ensuite cet acompte.
CGI, art. 125-0 AUn dénouement à la suite d'un licenciement, d'une mise à la retraite anticipée ou d'une invalidité de deuxième ou troisième catégorie, la vôtre ou celle de votre conjoint, ou une sortie en rente viagère. Les prélèvements sociaux restent dus.
CGI, art. 125-0 ACode de la sécurité sociale, art. L. 136-7Le contrat n'y entre que pour la part de ses unités de compte investie en actifs immobiliers taxables. Le fonds en euros n'y entre pas.
CGI, art. 972En 2026, la CSG sur les revenus de placement passe à 10,6 %, mais le contrat de capitalisation garde 9,2 %, comme l'assurance-vie : 17,2 % de prélèvements sociaux au total. Code de la sécurité sociale, art. L. 136-8 CGI, art. 235 ter Notice 2778-SD, millésime 2026 Ordonnance n° 96-50 du 24 janvier 1996, art. 16 et 19
Le contrat est un bien : il se donne comme un autre, avec les abattements et le barème de toute donation. En donnant la nue-propriété, vous gardez les revenus du contrat, et la valeur taxée dépend de votre âge.
À votre décès, l'usufruit rejoint la nue-propriété : vos enfants deviennent pleins propriétaires du contrat sans nouveaux droits. Calcul pour un seul parent donateur, sans autre donation dans les quinze dernières années ; frais de l'acte en sus. CGI, art. 669 CGI, art. 777 CGI, art. 779 CGI, art. 784 CGI, art. 1133 CGI, art. 125-0 A BOFiP, BOI-RPPM-RCM-20-10-20-50, § 225
Chaque parent peut donner 100 000 € à chaque enfant sans droits. Les donations de moins de quinze ans s'additionnent : planifier tôt permet de recommencer.
CGI, art. 779CGI, art. 784Donné en entier, le contrat garde sa date. Pour l'impôt sur le revenu de vos enfants, les gains se comptent à partir de la valeur déclarée à la donation.
CGI, art. 125-0 ABOFiP, BOI-RPPM-RCM-20-10-20-50, § 225Pendant le démembrement, les primes du contrat comptent pour l'usufruitier dans le seuil qui ouvre le taux de 7,5 %.
CGI, art. 200 AUne société à l'IS peut placer sur un contrat de capitalisation la part de sa trésorerie dont elle n'a pas l'usage. Trois questions se posent, dans l'ordre : combien placer, comment le contrat sera imposé, et s'il fait mieux qu'un compte à terme.
Étape 1 · combien placer
Avant de parler de contrat, on range la trésorerie en trois étages : les charges courantes, une précaution pour les mois difficiles, et ce qui n'a pas d'usage prévu. Seul le troisième étage a sa place dans un contrat de capitalisation.
Le nombre de mois de chaque étage est une convention à régler avec votre expert-comptable, selon la saisonnalité de votre activité.
Étape 2 · l'impôt
Chaque exercice, votre société ajoute à son résultat un produit calculé à l'avance, comme si le contrat rapportait un taux fixé une fois pour toutes à la souscription. L'écart avec le gain réel se régularise l'année du rachat. CGI, art. 238 septies E BOFiP, BOI-BIC-PDSTK-10-20-60-10, § 250
Taux forfaitaire retenu : 4,712 % par an, soit 105 % du TME. CGI, art. 219
TME de septembre 2026, publié par la Banque de France. Pour une souscription d'octobre 2026, c'est le dernier taux connu : il fixe le forfait pour toute la vie du contrat. Banque de France, taux des emprunts d'État à plus de sept ans (TME)
Illustration, pas un conseil fiscal : rendement constant supposé, méthode à intérêts composés de l'administration, valeur de remboursement non connue d'avance. L'impôt réel dépend de la situation de votre société et se chiffre avec votre expert-comptable.
Étape 3 · la comparaison
La comparaison se fait après impôt. Les intérêts d'un compte à terme sont imposés l'année où ils courent ; le contrat l'est sur son produit forfaitaire, souvent plus élevé que ce qu'il rapporte. Cet excédent revient à la sortie : son coût est celui de l'avance. Le montant, le rendement du contrat, la durée, le TME et le taux d'impôt sont ceux réglés plus haut.
Méthode du cabinet : intérêts du compte à terme imposés l'année où ils courent, le net replacé au même taux ; produit forfaitaire du contrat imposé chaque année, solde régularisé l'année de la sortie ; l'impôt payé d'avance est compté avec ce qu'il aurait rapporté sur le compte à terme. Taux supposés constants, ce qui n'est vrai d'aucun des deux. Pénalités de rachat et décalage du paiement de l'IS non comptés. Un compte à terme est bloqué jusqu'à son échéance ; un contrat se rachète, avec parfois des pénalités les premières années.
L'abattement après huit ans est une règle de l'impôt sur le revenu. Une société à l'IS est imposée chaque année sur le produit forfaitaire, puis régularisée au rachat. CGI, art. 238 septies E
Les sommes imposées figurent chaque année au tableau 2058-A, d'après un état de suivi tenu contrat par contrat : à caler avec votre expert-comptable dès la souscription. BOFiP, BOI-BIC-PDSTK-10-20-60-20, § 400
25 %, ou 15 % sur les 42 500 premiers euros de bénéfice d'une société dont le chiffre d'affaires ne dépasse pas 10 millions d'euros, sous les autres conditions du texte. CGI, art. 219
Pour un contrat de capitalisation français, trois assureurs reviennent le plus souvent dans nos comparatifs. Voici ce que disent leurs documents, à leur date.
FranceSwissLife Assurance et Patrimoine, contrôlée par l'ACPR
Pour une société soumise au 238 septies E : 2 % de pénalités de rachat les quatre premières années.
Sources : Dispositions générales mod. 13070 (11/2024) ; L'Essentiel produit (03/2023) ; liste des supports de mai 2026 ; performances 2025 publiées au titre de l'article L. 132-22 du code des assurances.
FranceAFI ESCA SA, assureur français contrôlé par l'ACPR ; contrat réservé aux personnes morales
Pénalités sur le fonds en euros : 2 % la première année, 1 % de la deuxième à la quatrième.
Sources : Fiche technico-commerciale (01/2023) ; document d'informations clés (03/2026) ; liste des supports de septembre 2026 ; taux de rendement 2025 des fonds en euros AFI ESCA (02/2026).
FranceSelencia SA, groupe CARAC
Un contrat de capitalisation de droit français, que nous interrogeons pour les particuliers comme pour les sociétés. Il accepte aussi le transfert d'un PEA ouvert ailleurs : la section consacrée au PEA plus bas en donne les règles.
Ses conditions vous sont remises en rendez-vous : la documentation de l'assureur est réservée aux professionnels, nous n'en publions aucun chiffre.
Source : informations du cabinet.
Que peut-on mettre dans chaque contrat ?
Les deux contrats français ci-dessus, face à deux contrats luxembourgeois. Cochez ce que vous voulez pouvoir détenir : chaque colonne dit si le contrat le permet, sous quelles conditions, ou pas du tout. Touchez « Source » pour voir d'où vient la case.
Relevé des documents des assureurs, chiffres reproduits tels qu'imprimés, à leur date ; les listes de fonds évoluent chaque mois. Les montants d'accès sont ceux d'une société.
Un PEA peut être tenu par une banque ou par un assureur : chez un assureur, c'est un contrat de capitalisation, et c'est celui-là que nous étudions avec vous ; le choix des titres d'un PEA bancaire n'entre pas dans notre métier. Selencia, avec qui nous travaillons, accepte le transfert d'un PEA ouvert ailleurs.
Le transfert se demande au nouveau gestionnaire, qui établit le certificat à remettre à votre banque. Les frais d'un transfert sont plafonnés par décret. CGI, annexe II, art. 91 quater I Code monétaire et financier, art. L. 221-30 Code monétaire et financier, art. L. 221-31 Code monétaire et financier, art. L. 221-32 CGI, art. 157 CGI, art. 150-0 A CGI, art. 200 A Code de la sécurité sociale, art. L. 136-7
Frais sur versements, frais de gestion annuels, frais de chaque support : voici chaque couche, puis nos deux rémunérations, écrites avant.
Chez SwissLife et AFI ESCA, pour les deux contrats décrits plus haut, les frais de gestion vont de 0,96 à 1,20 % par an au maximum sur les unités de compte, et de 0,65 à 1,80 % sur le fonds en euros, d'après leurs documents. Les frais propres à chaque fonds s'y ajoutent.
Nous additionnons ces couches avant toute proposition, pour que vous voyiez le coût complet. Le calculateur de la page assurance-vie montre ce qu'elles prennent en quinze ans.
Montants donnés à titre indicatif, confirmés à la souscription.
Nos honoraires d'épargne, TTC
Payés une fois, à la constitution du dossier, selon le montant placé. Aucun frais sur vos versements. Montants confirmés dans la convention d'honoraires, signée avant de commencer. Voir tous nos honoraires
Touchez une étape : ce qui se passe, ce que vous faites, ce que nous faisons. Puis cochez les pièces déjà prêtes.
Les pièces à préparer · cochez ce qui est prêt
La liste varie selon l'assureur ; voici le tronc commun.
Pour lire d'une traite : les règles dans l'ordre où elles se posent, chacune avec son texte.
Un contrat de capitalisation est un contrat d'épargne que vous ouvrez chez un assureur. À la différence d'une assurance-vie, il n'a pas d'assuré : l'assureur prend des engagements déterminés, sans lien avec la durée d'une vie humaine. Aucun capital n'est donc dû à votre décès. Code des assurances, art. L. 310-1
De votre vivant, il fonctionne comme une assurance-vie : versements, arbitrages entre un fonds en euros et des unités de compte, rachats partiels ou total. L'assureur verse la valeur de rachat dans un délai de deux mois au plus, et peut consentir des avances. Vous pouvez renoncer au contrat pendant trente jours après avoir été informé de sa conclusion. Code des assurances, art. L. 132-21 Code des assurances, art. L. 132-5-1
La différence se voit à la transmission. L'assurance-vie s'arrête à votre décès : le capital va aux bénéficiaires désignés, hors succession, avec sa fiscalité propre. Le contrat de capitalisation continue : il entre dans votre succession comme un bien, et vos héritiers le reçoivent avec sa date d'ouverture. Code des assurances, art. L. 132-12 CGI, art. 750 ter
Conséquence : les règles de l'assurance-vie au décès ne s'appliquent pas. Pas d'abattement de 152 500 € par bénéficiaire, mais pas non plus de règle particulière pour les versements faits après 70 ans : ce sont les droits de succession ordinaires, après les abattements habituels. CGI, art. 990 I CGI, art. 757 B CGI, art. 779
Comme ceux d'une assurance-vie, par les mêmes articles. Au rachat, seule la part de gains est imposée. Pour les versements faits depuis le 27 septembre 2017, l'assureur retient un acompte de 12,8 %, ou 7,5 % après huit ans ; votre déclaration de revenus le corrige ensuite. CGI, art. 125-0 A
Passé huit ans, vos gains profitent chaque année de 4 600 € sans impôt sur le revenu, 9 200 € si vous êtes imposés en couple, tous contrats confondus. Au-delà, 7,5 % sur les gains attachés à des primes qui ne dépassent pas 150 000 €, 12,8 % au-delà. Vous pouvez opter, globalement, pour le barème. CGI, art. 125-0 A CGI, art. 200 A
S'y ajoutent 17,2 % de prélèvements sociaux en 2026 : le contrat garde une CSG de 9,2 %, comme l'assurance-vie, quand les autres revenus de placement passent à 10,6 %. Un dénouement à la suite d'un licenciement, d'une mise à la retraite anticipée ou d'une invalidité de deuxième ou troisième catégorie, la vôtre ou celle de votre conjoint, échappe à l'impôt sur le revenu, mais pas aux prélèvements sociaux. Code de la sécurité sociale, art. L. 136-8 CGI, art. 235 ter Ordonnance n° 96-50 du 24 janvier 1996, art. 16 et 19 Code de la sécurité sociale, art. L. 136-7
Les huit ans se comptent depuis l'ouverture du contrat. Les contrats anciens gardent des règles propres selon la date des versements : la section sur la fiscalité, plus haut, les calcule à partir de la date d'ouverture. CGI, art. 125-0 A
Le contrat est un bien : il se donne comme un autre, en pleine propriété, ou en nue-propriété seulement si vous voulez garder ses revenus. La donation suit le barème et les abattements de toute donation : 100 000 € par parent et par enfant, un montant qui se reconstitue après quinze ans. CGI, art. 779 CGI, art. 784 CGI, art. 777
En nue-propriété, la valeur taxée dépend de votre âge : 60 % de la valeur du contrat si vous avez de 61 à 70 ans, 50 % de 51 à 60 ans. À votre décès, la nue-propriété rejoint l'usufruit sans nouvel impôt. CGI, art. 669 CGI, art. 1133
Exemple : un parent de 65 ans donne la nue-propriété d'un contrat de 600 000 € à ses deux enfants. Chacun reçoit une valeur taxable de 180 000 €, soit 80 000 € après l'abattement : 14 194 € de droits chacun. Le même contrat donné en pleine propriété coûterait 38 194 € à chacun.
Donné en entier, le contrat garde sa date. Pour l'impôt sur le revenu de celui qui le reçoit, les gains se comptent à partir de la valeur retenue pour la donation : ceux acquis avant ne supportent pas l'impôt sur le revenu. Pendant le démembrement, les primes comptent pour l'usufruitier dans le seuil des 150 000 €. BOFiP, BOI-RPPM-RCM-20-10-20-50, § 225 CGI, art. 200 A
Le contrat survit à son souscripteur. Il rejoint votre succession comme une créance, et vos héritiers le reçoivent, le gardent ou le rachètent ; il garde sa date d'ouverture. Les droits se calculent sur sa valeur, après les abattements ordinaires ; le conjoint et le partenaire de PACS sont exonérés de droits de succession. CGI, art. 750 ter CGI, art. 796-0 bis
Aucun texte ni aucune doctrine que nous ayons lus ne fixent la valeur exacte à déclarer : elle se fixe avec votre notaire. Le simulateur de la section sur la fiscalité calcule sur la valeur que vous indiquez.
Seulement pour la part de ses unités de compte investie en actifs immobiliers taxables. Le fonds en euros n'y entre pas. CGI, art. 972
Détenu par une société soumise à l'IS, c'est l'article 238 septies E du CGI qui s'applique. Chaque exercice, elle ajoute à son résultat un produit calculé à l'avance, même sans retrait. Quand la valeur de remboursement n'est pas connue d'avance, ce produit se calcule avec 105 % du TME, le rendement des emprunts d'État à long terme publié chaque mois, dans sa dernière valeur connue à la souscription. CGI, art. 238 septies E BOFiP, BOI-BIC-PDSTK-10-20-60-10, § 250
Pour une souscription d'octobre 2026, le dernier taux connu est celui de septembre, 4,488 % : le taux forfaitaire est de 4,712 % par an, quel que soit le rendement réel du contrat. L'écart avec le gain réel se régularise l'année du rachat. Les sommes imposées figurent au tableau 2058-A, d'après un état de suivi tenu par votre expert-comptable. Banque de France, taux des emprunts d'État à plus de sept ans (TME) BOFiP, BOI-BIC-PDSTK-10-20-60-20, § 400
Avant de souscrire, on range la trésorerie en trois étages : les charges courantes, une précaution, et ce qui n'a pas d'usage prévu. Seul le troisième va dans le contrat. Pour la précaution, un compte à terme reste souvent plus adapté ; le comparateur de la section sur votre société chiffre l'écart.
Oui, chez un assureur, un PEA prend la forme d'un contrat de capitalisation investi en unités de compte éligibles au plan. Un PEA ouvert dans une banque peut y être transféré : ce n'est pas un retrait, le nouveau gestionnaire reçoit la date d'ouverture et le montant des versements. Code monétaire et financier, art. L. 221-30 Code monétaire et financier, art. L. 221-31 CGI, annexe II, art. 91 quater I
Si votre assureur français fait défaut, un fonds de garantie propre aux assurances de personnes, le FGAP, intervient jusqu'à 70 000 € par personne et par assureur agréé en France. Il ne protège pas contre la baisse des marchés : sur les unités de compte, l'assureur s'engage sur le nombre de parts, pas sur leur valeur. Code des assurances, art. L. 423-1 Code des assurances, art. R. 423-7
Face à une menace grave pour la stabilité financière, le Haut Conseil de stabilité financière peut limiter temporairement le paiement des rachats et retarder les arbitrages et les avances, par périodes de trois mois ; six mois consécutifs au plus pour les rachats. Code monétaire et financier, art. L. 631-2-1
Des frais de gestion annuels, prélevés par l'assureur, différents sur le fonds en euros et sur les unités de compte ; les frais courants de chaque support ; parfois des frais d'arbitrage. Nous ne prélevons pas de frais sur vos versements. Nous sommes rémunérés de deux façons, écrites avant : des honoraires de constitution du dossier, payés une fois, et une part des frais de gestion reversée par l'assureur, dont le taux vous est remis par écrit avant la souscription. La grille de nos honoraires est plus haut.
Les réponses courtes ; le détail est plus haut dans la page, chaque règle avec son texte.
De votre vivant, presque aucune : mêmes supports, mêmes impôts sur les retraits, même abattement après huit ans. La différence se voit à la transmission : l'assurance-vie verse un capital aux bénéficiaires, hors succession, et s'arrête ; le contrat de capitalisation continue entre les mains de vos héritiers, dans la succession, en gardant sa date d'ouverture. CGI, art. 125-0 A Code des assurances, art. L. 310-1 CGI, art. 750 ter
Oui, c'est sa grande particularité : vous donnez le contrat lui-même, en pleine propriété ou en nue-propriété seulement, en gardant l'usufruit. Chaque parent peut donner 100 000 € à chaque enfant sans droits, un montant qui se reconstitue après quinze ans. La nue-propriété se retient pour une fraction de la valeur qui dépend de votre âge. CGI, art. 779 CGI, art. 669
Oui : le contrat n'est pas dénoué par la donation ni par le décès, il garde sa date d'ouverture. Celui qui le reçoit bénéficie donc de l'abattement annuel après huit ans compté depuis l'ouverture, pas depuis la donation. CGI, art. 125-0 A
Il continue. Il entre dans la succession comme un bien, après les abattements ordinaires, et vos héritiers le gardent ou le rachètent ; le conjoint et le partenaire de PACS sont exonérés de droits de succession. CGI, art. 750 ter CGI, art. 796-0 bis
Oui, c'est l'usage le plus courant pour placer une trésorerie stable. À l'impôt sur les sociétés, le contrat est imposé chaque année sur un produit calculé à l'avance, à 105 % du taux des emprunts d'État connu à la souscription : 4,712 % pour une souscription d'octobre 2026. CGI, art. 238 septies E Banque de France, taux des emprunts d'État à plus de sept ans (TME)
Pour la précaution à quelques mois, souvent oui. Pour un excédent durable, la comparaison se fait après impôt : le contrat est imposé chaque année sur un forfait parfois plus élevé que ce qu'il rapporte, et cet excédent revient à la sortie. Le comparateur de la section sur votre société chiffre l'écart selon vos taux.
Oui, par un rachat partiel ou total ; l'assureur verse la valeur de rachat dans un délai de deux mois au plus. Certains contrats appliquent des pénalités les premières années, notamment aux sociétés : elles sont écrites dans les fiches des assureurs plus haut. Code des assurances, art. L. 132-21
Seulement pour la part de ses unités de compte investie en actifs immobiliers taxables ; le fonds en euros n'y entre pas. CGI, art. 972
Touchez un mot pour lire ce qu'il veut dire, et le texte qui le fonde.
Un retrait, partiel ou total. L'assureur a deux mois au plus pour vous verser la somme. Seule la part de gains du retrait est imposée.
Un prêt de l'assureur, à hauteur de la valeur de rachat au plus. Le contrat continue de courir et garde son ancienneté.
Trente jours calendaires après la signature pour changer d'avis. L'assureur vous rend la totalité de vos versements dans les trente jours.
Le droit de percevoir ce que rapporte un bien. Donné ou gardé, il est évalué selon l'âge de l'usufruitier : 40 % de la valeur entre 61 et 70 ans.
Le bien lui-même, sans ce qu'il rapporte. Au décès de l'usufruitier, le nu-propriétaire devient plein propriétaire sans nouveaux droits.
Séparer l'usufruit et la nue-propriété entre deux personnes. Pour le taux de 7,5 %, les primes du contrat comptent chez l'usufruitier.
Les donations de moins de quinze ans s'additionnent pour le calcul des droits : l'abattement de 100 000 € se reconstitue au bout de quinze ans.
La somme que l'assureur vous verserait si vous retiriez tout aujourd'hui. C'est elle qui entre dans l'impôt sur la fortune immobilière, pour la part investie en immobilier.


Écrit par Benjamin Pinguet, Président co-fondateur, et Vianney Grégoire, Directeur général co-fondateur. Alaris, courtier en assurances, ORIAS n° 25 006 539, siège social 16 rue Cuvier et bureaux 9 boulevard des Brotteaux à Lyon. Chaque règle de cette page renvoie au texte qui la fonde, lu à la date indiquée ; les chiffres des assureurs viennent de leurs documents, datés. Cette page est une information à caractère général : le conseil se donne en rendez-vous, sur votre situation ou celle de votre société.
Touchez une source pour en lire le détail.
Textes officiels31
Gains imposés au rachat d'un contrat de capitalisation ou d'assurance-vie : versements anciens, abattement annuel de 4 600 € ou 9 200 € après huit ans, acompte de 12,8 % ou 7,5 %, gains d'un contrat reçu comptés depuis son prix d'acquisition.
Ouvrir la sourceAbattement de 100 000 € sur la part de chaque ascendant et de chaque enfant, commun aux donations et aux successions.
Ouvrir la sourceLes donations de moins de quinze ans s'additionnent pour le calcul des droits.
Ouvrir la sourceValeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon l'âge de l'usufruitier : de 10 % à 90 % de la pleine propriété pour la nue-propriété.
Ouvrir la sourceContrat détenu par une entreprise à l'IS : revenu imposé à chaque exercice, calculé avec 105 % du TME connu à la souscription quand la valeur de remboursement est aléatoire.
Ouvrir la sourceTaux normal de l'impôt sur les sociétés : 25 %. Taux de 15 % dans la limite de 42 500 € de bénéfice par période de douze mois, pour une société dont le chiffre d'affaires ne dépasse pas 10 millions d'euros, sous les autres conditions du texte.
Ouvrir la sourceLes opérations de capitalisation reposent sur des engagements déterminés, sans lien avec la durée de la vie humaine.
Ouvrir la sourceLa valeur de rachat est versée dans un délai de deux mois au plus ; des avances peuvent être consenties dans la limite de cette valeur.
Ouvrir la sourceTrente jours calendaires pour renoncer au contrat à compter de l'information de sa conclusion ; l'assureur restitue l'intégralité des sommes versées sous trente jours.
Ouvrir la sourceLe capital versé au décès à un bénéficiaire déterminé ne fait pas partie de la succession de l'assuré.
Ouvrir la sourceLes biens meubles et créances d'un défunt ou d'un donateur domicilié en France, situés en France ou à l'étranger, entrent dans le calcul des droits de succession ou de donation.
Ouvrir la sourcePrélèvement au décès sur les sommes issues des primes versées avant 70 ans, PER assurance compris : rien sur les 152 500 premiers euros de chaque bénéficiaire ; ensuite 20 %, puis 31,25 % sur la part taxable qui dépasse 700 000 €.
Ouvrir la sourceDroits de succession sur les primes versées après 70 ans, après 30 500 € pour l'ensemble des contrats sur la tête du même assuré ; pour un PER, sur la totalité des sommes.
Ouvrir la sourceTaux forfaitaire de 12,8 % sur les gains ; pour un contrat de plus de huit ans, 7,5 % tant que les primes nettes ne dépassent pas 150 000 € ; option globale pour le barème.
Ouvrir la sourceCSG de 10,6 % sur les revenus de placement en 2026, et de 9,2 % maintenue pour l'assurance-vie et la capitalisation.
Ouvrir la sourcePrélèvement de solidarité de 7,5 % sur les produits de placement.
Ouvrir la sourceContribution pour le remboursement de la dette sociale prélevée sur les produits de placement (article 16), au taux de 0,5 % (article 19).
Ouvrir la sourceCSG sur les produits de placement ; pour l'assurance-vie et la capitalisation, prélevée à l'inscription des intérêts sur le fonds en euros, au rachat ou au dénouement sur les unités de compte.
Ouvrir la sourceDroits de donation et de succession en ligne directe : de 5 % jusqu'à 8 072 € à 45 % au-delà de 1 805 677 € de part nette taxable.
Ouvrir la sourceQuand l'usufruit rejoint la nue-propriété au décès de l'usufruitier, aucun impôt n'est dû.
Ouvrir la sourceAucun droit de succession pour l'époux ou le partenaire de PACS du défunt.
Ouvrir la sourceUn contrat rachetable compte dans l'impôt sur la fortune immobilière pour la fraction de sa valeur de rachat qui correspond à des actifs immobiliers imposables, logés dans ses unités de compte.
Ouvrir la sourceUn seul PEA par personne, ouvert auprès d'une banque ou d'un assureur ; chez un assureur, il prend la forme d'un contrat de capitalisation ; 150 000 € de versements au plus depuis l'ouverture.
Ouvrir la sourceChez un assureur, le plan prend la forme d'un contrat de capitalisation investi en unités de compte éligibles au PEA ; le produit des placements est remployé dans le plan.
Ouvrir la sourceTransférer un PEA d'un gestionnaire à un autre n'est pas un retrait : l'ancien gestionnaire transmet au nouveau la date d'ouverture et le montant des versements.
Ouvrir la sourceUn fonds de garantie intervient si un assureur agréé en France ne peut plus faire face à ses engagements.
Ouvrir la sourcePlafond d'intervention du fonds : 70 000 € par personne et par assureur, tous contrats confondus chez cet assureur.
Ouvrir la sourceFace à une menace grave pour la stabilité financière, le Haut Conseil de stabilité financière peut limiter temporairement le paiement des rachats, retarder les arbitrages et les avances, ou limiter les versements, pour trois mois renouvelables ; six mois consécutifs au plus pour les rachats (5° ter).
Ouvrir la sourceAprès cinq ans, un retrait partiel ne ferme pas le plan ; avant, tout retrait le ferme, sauf exceptions prévues ; les frais, transfert compris, sont plafonnés par décret.
Ouvrir la sourceLes produits et plus-values des placements faits dans un PEA n'entrent pas dans le revenu imposable, sous réserve des règles de l'article 200 A.
Ouvrir la sourceLe gain d'un retrait fait avant la cinquième année d'un PEA est imposable ; l'article 200 A, 5, le taxe au taux forfaitaire ou, sur option, au barème.
Ouvrir la sourceDoctrine de l'administration fiscale4
Chaque exercice, les sommes imposées figurent en annexe à la déclaration de résultat, au tableau 2058-A ; elles se calculent à partir d'un état de suivi à présenter sur demande.
Ouvrir la sourceContrat détenu par une entreprise : cas où la valeur de remboursement est aléatoire, dont une rémunération liée aux résultats.
Ouvrir la sourceContrat reçu par donation ou succession : son prix d'acquisition est la valeur retenue pour les droits de donation ou de succession.
Ouvrir la sourceEn cas de rachat partiel, les primes retenues sont au prorata du rachat sur la valeur de rachat totale.
Ouvrir la sourceFormulaires fiscaux1
Déclaration et paiement par vous de l'acompte et des prélèvements sociaux sur les produits d'un contrat étranger ; taux de 17,2 % pour la capitalisation et l'assurance-vie en 2026.
Ouvrir la sourceDonnées publiques1
Moyenne mensuelle des taux hebdomadaires des emprunts d'État à plus de sept ans, série FM.M.FR.EUR.FR2.MM.TME.HSTA. Septembre 2026 : 4,488 % ; août 2026 : 4,052 % ; juillet 2026 : 3,899 %.
Ouvrir la sourceDocuments des assureurs4
Dispositions générales mod. 13070 (11/2024) ; L'Essentiel produit (03/2023) ; liste des supports de mai 2026 ; performances 2025 publiées au titre de l'article L. 132-22 du code des assurances.
Fiche technico-commerciale (01/2023) ; document d'informations clés (03/2026) ; liste des supports de septembre 2026 ; taux de rendement 2025 des fonds en euros AFI ESCA (02/2026).
Fiche technique Cap Quality du 15/05/2024 ; liste des fonds au 01/01/2026 ; document d'informations spécifiques AEL SAFE+ 3,50 % 2026 du 10/10/2024.
Présentation Wealins d'avril 2026 ; document d'informations clés Wealins Capi France du 31/03/2026 ; univers d'investissement Wealins 2026.
Relevés du cabinet3
Société : 500 000 € chez Wealins, holding comprise ; 15 000 € chez AFI ESCA Luxembourg, avec un univers de placements fortement réduit. Fonds dédié ou fonds spécialisé : 250 000 € chez l'un et l'autre. SwissLife : 75 000 € pour une société.
Luxembourg : Wealins, AFI ESCA Luxembourg, Cardif Lux Vie, Generali Luxembourg, Swiss Life Luxembourg. France : SwissLife, AFI ESCA, Selencia.
Aucun frais sur les versements ; honoraires de constitution du dossier selon le montant placé ; une part des frais de gestion reversée par l'assureur, dont le taux est remis par écrit avant la souscription.
Hypothèses du cabinet1
Impôt d'une société : méthode à intérêts composés de l'administration, rendement supposé constant. Compte à terme : intérêts imposés l'année où ils courent, net replacé au même taux. Frais : rendement brut supposé constant, frais retirés chaque année. Sans valeur de prévision.
Textes lus le 29 septembre et le 1er octobre 2026, versions en vigueur. Cette page est une information à caractère général pour un résident fiscal français : le conseil se donne en rendez-vous, sur votre situation ou celle de votre société.
Premier échange sans frais et sans engagement, au cabinet, 9 boulevard des Brotteaux à Lyon, ou en visio. Choisissez votre créneau dans l'agenda.

